Chaque soir, farder ses paupières un peu plus de noir et se hisser tout en haut d'un trapèze pour pouvoir y faire la lune.

Ensuite, balancer les corps et se délecter du monde. Et alors, lorsque nos yeux sont à peine ouverts mais palpitants déjà au plaisir du soleil, se mettre à l'ouvrage.

Délier le chant des pinceaux, les laisser se dandiner sur une palette chatoyante et, dans ce champs des possibles, faire valser les âmes, les corps, les chagrins d'amour, les années lula, l'étoile du soir et l'odeur de l'Alaska...

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